Nourrir son esprit

Amiens : le Musée de Picardie a décidé de vous rendre heureux

Il était blanc, le Musée de Picardie d’avant et, après trois ans de travaux, il est transfiguré : la couleur reprend ses droits, la lumière le traverse, l’accueil est entièrement repensé pour mieux vous recevoir, ses jardins tous différents sous ouverts sur la ville. Dès que possible, plongez-y : vous allez être transporté dans ce joyau qui, rappelons-le, a servi de modèle à tous les musées français du XIXème siècle ! Une rénovation exemplaire incroyable qui met presque l’écrin au niveau des œuvres d’art qu’il contient : contemplation au paroxysme !  

« Il se dégage du Musée de Picardie une atmosphère à nulle autre pareille. Premier objet de la collection, le bâtiment est une source inépuisable de découvertes, un lieu fascinant et enchanteur », nous dit Laure Dalon, Directrice du Musée de Picardie… Alors suivons ce guide d’exception dans son périple au cœur du Beau !

 

Vous êtes au cœur des attentions déployées par le musée

Il n’est pas un vain mot que de dire que vous êtes au cœur du Musée de Picardie. Vous l’avez inspiré et il s’est posé mille questions pour être à la hauteur de vos attentes ! Son accès, entièrement repensé qui s’ouvre sur un large parvis rue Puvis de Chavannes et sur un jardin intimiste de l’autre côté. En effet, dès que vous pénétrez dans le musée, un nouvel espace contemporain spacieux et lumineux s’offre à vous avec à proximité les services indispensables aux bonnes conditions de votre visite.

Si la rotonde « Sol Lewit », artiste de renommée internationale, n’a pas changé, elle surprend toujours. Une étonnante explosion de couleurs franches particulièrement bien adaptées aux formes géométriques (jaune, bleu, rouge, vert) vous donnent le ton ! Oui vous pénétrez dans un musée gai, zen et décontracté !

La Chapelle au décor spectaculaire que vous trouverez un peu plus loin au rez-de-chaussée sera VOTRE espace. Elle est désormais « Le salon des visiteurs », et vous offre un espace de repos, un lieu de rencontres et d’échanges et même des jeux de société. Vous pourrez y déguster gratuitement, au coeur du sanctuaire et de la nef aux croisées d’ogives croisée, un thé ou le café du musée créé spécialement par le torréfacteur amiénois Dasi & Georges Cannon.

Mais la plus belle attention que vous réserve ce musée c’est l’accrochage des œuvres à votre hauteur. Plus besoin de se tordre le cou… Vous entrez dans l’œuvre dans un face à face propice à la contemplation. 


 

Les couleurs révélées pour votre plus grand plaisir : une atmosphère muséale inédite !

Elles étaient dissimulées les couleurs du 1er étage et, soudain, après de savants sondages, elles reprennent leur intensité d’origine. Le bleu, le rouge mais aussi le gris foncé s’emparent des murs, les décors peints apparaissent, les parquets retrouvent tout leur lustre et la marqueterie du Salon de l’Impératrice renaît. Il ne s’agit pas comme l’expliquent les deux architectes, Catherine Frenak et Béatrice Jullien, qui ont mené à bien les travaux, de revenir au musée de 1867 mais de vous faire partager la subtilité de ce musée prototype.

Musée-de-Picardie -Alice-Sidoli-

Pari réussi ! Les verrières et les hautes fenêtres vous baignent dans une lumière naturelle et vous offrent des échappées sur la ville. Votre regard attiré par les motifs floraux ou géométriques des ogives va courir le long de ce treillage doré qui semble serpenter pour vous perdre dans une contemplation esthétique inédite !

Les sculptures blanches du Salon de l’Empereur qui se détachent de la rotonde semblent se pencher sur vous et vous interpeller !  

 

« L’impression de couleur générée par notre cerveau dépend des longueurs d’onde du spectre de lumière visible réfléchies par un objet. Elle est le résultat d’une interaction entre la lumière, un objet et l’œil de l’observateur. Chacune d’elle nous envoie ses vibrations, agit sur notre moral, notre bien-être et sur notre comportement. Elle nous envahit et nous fascine. »

 

 

Tour autour, des jardins pour méditer

Jardin intimiste avec réintroduction du rosier Alfred Manessier tout en camaïeu jaune ou  jardin suspendu sur le toit du pavillon Maignan, depuis le 1er étage, inspiré du sous-bois de la région picarde ? Arbustes, fougères, fleurs, interprétation contemporaine des principes de composition du XIXème siècle, dans la cour d’honneur, parsemée de tâches aux couleurs exotiques…autant de lieux pour vous adonner à la méditation.

N’oubliez pas de rendre visite aux griffons couronnant les deux bassins qui se transforment, depuis la réouverture, en fontaine.

Allez sans attendre au Musée de Picardie pour des retrouvailles exceptionnelles ! 

Musée-de-Picardie-CL-A.Sidoli

 

Et en attendant votre prochaine visite au musée, voici de quoi patienter :

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